Pour notre premier jour au Japon, direction le mont Koya, un site bouddhiste majeur du pays.
Le trajet depuis Osaka dure 1h30 en train, on quitte assez rapidement la ville pour s’enfoncer dans la forêt japonaise :

Forest Express, c’est parti
Puis on prend un petit funiculaire très rigolo (avec voix explicative en français !) qui nous hisse au sommet du mont en quelques minutes.

Hop, direction la croix rousse
Dès qu’on arrive en haut, un monsieur nous accueille, nous remet un plan du site et nous explique quel bus prendre, dans un anglais parfait. On est bluffés par l’efficacité, la logique et la simplicité du tourisme à la japonaise : il suffit de se laisser guider ! Le monsieur est en fait le chauffeur de notre bus, multicasquettes le bougre puisqu’il s’improvise aussi guide touristique, commentant tous les lieux qu’on traverse (en japonais). Il ralentit pour nous montrer deux daims au bord de la route, il semble tout content que ses passagers puissent voir ça, trop chou.
On s’arrête devant le cimetière de Koyasan, étrange de visiter un cimetière pensez-vous et pourtant c’est un lieu qui nous a épatés. Je ne pensais jamais trouver un cimetière aussi beau, ni y passer autant de temps (on a bien dû y rester deux heures).
Il faut dire que le lieu est immense, on entre d’abord par la partie moderne du cimetière déjà très belle.

Mais avant, premier arrêt à la soupe populaire

Ne pas savoir lire le japonais, ça retire le côté glauque du lieu

Quelqu’un est chaud pour nous photoshoper les câbles électriques dans le fond ?

Pas cons les types, ils ont pensé aux petites lanternes devant la tombe histoire de ne pas se viander lorsque le mort retourne se coucher
Puis au fur et à mesure que l’on avance, la forêt se densifie, la végétation pousse et la mousse recouvre les tombes d’un joli duvet vert. Des milliers de tombes, piliers et statues de toutes formes et toutes tailles se dissimulent sous la verdure.

C’est ici qu’on tournera le prochain Indiana Jones
Le lieu est peuplé de nombreuses petites statues coiffées d’un bonnet rouge ou vêtues d’un bavoir… On apprendra plus tard avec un petit pincement au coeur que ces dernières commémorent des bébés disparus.

C’est surtout parce que les statues bouffent comme des porcs

« Bon t’as encore froid maintenant ? »

Si je meurs gros, pensez à me retirer quelques kilos sur ma statue commémorative

Si je meurs moche, pensez à oublier ma statue commémorative

Et surtout, habillez-moi avec un sweat à capuche Carhartt et pas comme un clochard

Le type à droite devait être un grand fan de carnaval

Le bon sculpteur est normalement constant dans la qualité de ses oeuvres

C’est dingue comme le jaune peut tout gâcher

Les japs transsexuels, ça existe apparemment

L’amour entre moines a toute sa place au cimetière
Le ciel changeant inonde le site d’effets d’ombre et illumine les scènes sous un jour sans cesse différent.

Des lanternes, toutes les mêmes. Le conformisme même dans la mort

Le bois et l’eau sont pas forcément potes

Ca n’a pas le charme ni le côté épuré d’un bon cimetière du commonwealth

Une tirelire kawai. C’est totalement du racket affectif
C’est vraiment magique et on ressent ici l’attachement aux proches disparus, la sérénité face à la mort et une certaine connexion avec la nature. On assiste à des pratiques de recueillement qui se font avec solennité mais dans la bonne humeur :

Tiens bâtard de Buddha, prends plein d’eau dans ta face !
Un peu plus loin, un Monsieur nous montre comment nous purifier à l’entrée d’un temple, en frottant de la poudre d’encens entre nos mains. Il pense qu’on est Américains, non on est Français ! Notre conversation s’arrête à peu près là car il ne parle malheureusement que le japonais.
Plusieurs fois pendant notre séjour, des Japonais nous montreront de la sorte les gestes à adopter dans les lieux sacrés, avec beaucoup de bienveillance, c’est agréable de se sentir accueilli dans ce genre d’endroits souvent très intimidants.
Après le cimetière, on traverse quelques autres sites de la ville qu’on trouve moins intéressants.
On découvre ensuite une série de temples qu’on trouve magnifiques, immenses et super colorés :

Qu’est-ce que c’est propre, nom d’un petit bonhomme en mousse !

C’est juste immaculé, nom d’un petit cochon bois !

Nous les français, on est juste des sauvageons !
On aurait pu passer une nuit sur place dans un des monastères, mais on s’était déjà offert ce type d’expérience en Corée et là c’était vraiment trop cher (environ 200€ la nuit ! il a bon dos Bouddha). Dommage, ça doit faire quelque chose de se promener dans le cimetière de Koyasan à la nuit tombée, à la lueur des lanternes…
De retour à Osaka, on s’empresse d’aller goûter la spécialité de la ville, les takoyaki. Des savoureuses boulettes fourrées au poulpe, servies brûlantes et recouvertes de diverses sauces et paillettes de bonite. On y croyait pas mais on a adoré !!

Adieu craintes et inquiétudes de la turista. On va bouffer comme des gros !

« Remets-en une vingtaine ! On a du kilo à reprendre ! »

Adieu le dieppois de chez Paul !
Pour le plus grand plaisir d’Alex, on se promène dans d’autres boutiques de jeux vidéo…

Les hommes aussi peuvent aimer le shopping. Et ça ne se limite pas aux coffee shops et au red light district

La dernière fois que j’ai eu ce sourire, c’était quand j’ai pété le doigt de ma soeur

A ma mort, déposez mes cendres ici. J’ai fait une petite place derrière le mario
Puis dans le quartier central de Donburi où l’effervescence est à son comble…

Ca claque un peu plus que la place dalton à Boulogne sur Mer
Sur le chemin du retour vers l’hôtel, on entre par hasard dans un restaurant de Ramen et Udon. Bonne pioche, c’est excellent ! Mon ventre gargouille à y repenser. On apprendra plus tard qu’on a jeté notre dévolu sur le 2e meilleur du quartier, selon un site japonais très sérieux de référencement de Ramen : on commence à être pas trop mauvais dans le choix des resto à l’aveuglette ! Des nouilles bien épaisses, un bouillon au goût profond où s’équilibrent les arômes de poulet et poisson, des tranches de porc savoureuses qui fondent dans la bouche, et un oeuf crémeux en touche finale, le tout dégusté sur fond de musique ska. Miam !

« Arrête de causer et bouffe jte dis »

Le secret, c’est le gras du porc
7 commentaires
mamou · 17 juillet 2016 à 17 h 05 min
Un cimetière différent des nôtres, plus propice au recueillement. Vos estomacs sont de nouveau heureux, tant mieux tant mieux…
Fred Gauthé · 20 juillet 2016 à 9 h 38 min
Même pas un commentaire d’Alex pour les photos !!! On a été habitué à mieux… Alors Alex, manque d’inspiration ??? Il faut se ressaisir !!!
Claire · 20 juillet 2016 à 9 h 48 min
Zuut… les commentaires avaient disparu… Heureusement que tu nous le signales. Tu penses bien que j’aurais fouetté Alex sinon !
Bref je viens de les rétablir : bonne deuxième lecture !
Et merci Fred pour ton assiduité ça nous fait toujours autant plaisir 😉
Anne · 20 juillet 2016 à 13 h 42 min
IL faut absolument que vous mangiez un okonomiyaki, c’est de la balle et c’est originaire d’Osaka 😉 (ça y’est j’avais enfin un truc intéressant à dire, du moins je crois…)
Claire · 22 juillet 2016 à 7 h 25 min
Rassure-toi Anne : on en a goûté à Kyoto, peut-être pas les meilleurs mais c’était sympa ! À une époque le resto Moshi moshi à Lille en proposait aussi, je ne sais pas si c’est toujours le cas…
Et merci pour cette intervention fort à propos 🙂 je suis sûre que tu auras plein d’autres trucs à dire sur les articles qui arrivent alors n’hésite pas à nous faire partager ta culture du Japon !!
Les 5 goupils · 23 juillet 2016 à 16 h 29 min
Ca me tente bien le Japon ! Et en plus on a l’air de bien y manger. Après 2 mois de Chine, on est content de retrouver les bons plats thaï.
Bisous. Les 5 goupils
Claire · 26 juillet 2016 à 6 h 10 min
Tu m’étonnes !! La cuisine chinoise, c’est parfois le meilleur et parfois le pire… On a repris quelques kilos depuis en Corée & Japon !
Profitez bien des belles plages thaïlandaises et de la salade de papaye ! On vous embrasse