Le Grand Break

Birmanie – le bilan6

Ça y est, nous quittons les terres du Myanmar après deux courtes semaines d’exploration. Ce premier pays de notre itinéraire nous a étonnés sous bien des aspects, et c’est déjà avec un oeil différent que nous abordons la suite du voyage. Que Bangkok nous semble propre et calme après la fureur des villes birmanes !

La personnalité marquée de ce pays, avec ses traditions encore bien ancrées,  ses odeurs fortes, ses paysages à couper le souffle, est aussi attachante que ses habitants. Néanmoins, avec son mode de vie si éloigné du nôtre, ce n’est pas un pays où on s’imaginerait bâtir un quotidien, et derrière les innombrables sourires on perçoit bien la vie dure, l’oppression et l’espoir d’un renouveau.

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Ce qu’on a aimé

 

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Quelques scènes étonnantes

  • Un chien à 4 pattes à l’arrière d’une mobylette, en mode skate-boarder (c’était un bon gros chien, pas un caniche, genre plutôt un labrador)
  • La pagode « Du triomphe après une catastrophe nucléaire » (« Nuclear catastrophe overcome pagoda »). En cas de besoin, ça peut servir.
  • Le jour où Alex a vu notre chauffeur de taxi tout lâcher pendant 5 secondes pour se plonger dans sa prière (on imagine qu’on était passés devant sa pagode préférée)
  • Notre bus qui commence son trajet par 1h de cassette vidéo de chant liturgique bouddhiste (on imagine que c’était un chant anti accidents de la route)
  • Le même bus qui se fait arrêter tous les kilomètres par des vendeuses de navets. Rigolo au début mais un peu lassant au bout de 6h

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Les trucs qui nous ont agacés (ben oui on est français quand même)

  • Le wifi qui fonctionne bien, mais sans connexion internet
  • Se faire réveiller à 4h du matin par le chant d’un moine diffusé au micro dans toutes les rues de la ville… oui ça a son charme mais y en a qui aimeraient dormir !
  • Arpenter les rues de Yangon pendant 1h à la recherche d’un distributeur automatique, après 5 essais infructueux de distributeurs hors service en trouver un qui fonctionne… à l’intérieur d’une pagode
  • Le prix des hôtels très élevé par rapport au coût de la vie… une chambre double coûte environ 10 fois le prix d’un resto à deux. On a lu que les hôtels devaient payer une énorme taxe à l’état, ce qui explique les tarifs… une bien belle idée pour développer le tourisme
  • Globalement, tout le cirque d’offrandes pour les moines, les gens sont sollicités à chaque coin de rue, ils y investissent tout leur argent, un vrai racket organisé. C’est facile de juger en étant extérieur à cette religion, mais entre ça et leurs impôts on se dit qu’ils ne doivent pas faire beaucoup d’économies

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A refaire, j’aurais peut-être prévu une semaine de plus histoire de prendre plus notre temps et aller faire un tour du côté des plages… Cela dit en 2 semaines il y a moyen d’avoir déjà un bon aperçu du pays.

Encore une fois une adresse à retenir si vous planifiez un voyage en Birmanie : World Wide Brice.

 

Nous partons maintenant pour le pays voisin la Thaïlande, à l’assaut de ses temples, ses forêts vierges, sa gastronomie raffinée et bien sûr ses plages paradisiaques !

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6 replies to Birmanie – le bilan

  1. Laure

    Je m’imaginais le bus bien moins confortable que sur la photo. Dans tous les cas, nous, en Birmanie, on a adoré suivre vos aventures!

    • Claire

      Bien décoré ne veut pas dire confortable !! 🙂
      Il m’a quand même bien torturé le dos çui-là.
      Cela dit la plupart des bus qu’on a pris étaient tout confort !

  2. Loulou

    Super ce bilan merci ! C’est drôle car on a une image très « new age »/peace and love/hippie du bouddhisme et au final… ça semble être presque une religion d’état, avec toute l’oppression qui va avec non ?
    Voir les gens coller des feuilles d’or sur des cacahuètes (désolé je blasphème) alors qu’ils vivent très chichement, ça laisse songeur…

    • Claire

      Oui ça nous a un peu refroidi sur la religion bouddhiste, qui taxe le peuple comme notre clergé au Moyen-âge. Notre guide nous a un peu ouvert les yeux là-dessus, n’étant lui-même pas bouddhiste. Après on parle sans bien connaître et ça reste une religion pacifiste, qui a réussi à imprégner la société birmane des valeurs de respect et de tolérance. C’est peut-être le combo religion très présente + dictature militaire qui fait un peu beaucoup !!

      • Loulou

        Oui voilà ça me fait penser à ça, au clergé du moyen-âge… Comme quoi c’est pas une question de religion, mais de pouvoir, et que dès que l’homme en a, il en abuse (instant philosophie pourri bonjour). Mais du coup les moines ils marchent pied nus et dans de beaux draps alors qu’en fait ils ont plein d’argent ? On nous aurait menti… ^^

  3. mamou

    en Birmanie ou ailleurs la religion profite de la pauvreté. Notre église est bien riche, la leur tout autant.. Nous ne sommes pas habitués à cette vie en tant qu’occidentaux, la voir nous étonne, nous bouleverse aussi mais on finit par la ranger dans un coin de notre mémoire. Ne retenez que ces moments de partage, ces paysages et la gentillesse de ce peuple.

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